Ce que devient ce qui nous nourrit


Ce que nous mangeons ne reste pas ce que c’est.
Une châtaigne, un petit pois…
Ces gestes simples — donner des petits pois à un enfant, en préparer pour soi…
Et pourtant, ces petites choses, ces dons de la terre, font que quelque chose agit en nous.
La nature fait des dons.
En consommer est une forme de gratitude envers la Terre.
Ce qui pousse, le petit pois, le châtaignier et tant d’autres …
Ce sont de petites choses en apparence.
On les oublie, pris dans la routine, ou simplement parce que tout va bien.
Et pourtant, quelque chose agit en nous.
Des transformations discrètes, presque invisibles, qui, peu à peu, deviennent notre moteur.
Une fois transformés, ces aliments deviennent des éléments simples, essentiels.
Des fragments qui nourrissent, construisent, soutiennent.
Une transformation silencieuse.
Presque une métamorphose.


Une transformation silencieuse

Les protéines se décomposent en unités plus simples :
les acides aminés.
Ce sont eux qui circulent, qui s’assemblent, qui participent à la construction, à la réparation, au maintien de l’organisme.
Exemples simples
Châtaigne, aliment ancien, dense, nourrissant. Une fois digérée, elle ne reste pas “châtaigne”. Elle devient matière vivante, intégrée, transformée.
Petit pois, discret, léger, souvent sous-estimé. Et pourtant riche en acides aminés. Une fois assimilé, il participe à la structure, au renouvellement silencieux du corps.
Ce qui se joue vraiment, ce ne sont pas les aliments qui nous composent, mais ce qu’ils deviennent. Des fragments, des briques invisibles, qui s’assemblent, se déplacent, se transforment, sans bruit.

Et peut-être est-ce cela, nourrir.

Ce que nous mangeons disparaît, mais ce qu’il devient reste. Dans les tissus, dans les mouvements, dans l’énergie. Dans ce qui nous tient, sans que nous y pensions.


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